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OCTAS 2019: un Prix jeunesse en TI qui pourrait changer le quotidien de 500 000* personnes au Québec

OCTAS 2019: un Prix jeunesse en TI qui pourrait changer le quotidien de 500 000* personnes au Québec

Maria Zilic lors de la cérémonie des OCTAS 2019

Le mercredi 5 juin 2019 se tenait la soirée des OCTAS. Au total, 15 récompenses ont été attribuées dont une dans la catégorie Prix Jeunesse en TI, attribuée à Maria Zilic pour son projet Pense-bête pour diabétiques. Rencontre avec cette jeune femme inspirante et passionnée.

C’est au New City Gas que se tenait la 33e soirée des OCTAS pendant laquelle le Réseau ACTION TI a récompensé les meilleurs projets TI et numériques du Québec. Dans une ambiance de gala, j’ai eu la chance de rencontrer Maria Zilic, élève en secondaire 5 au Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal. Son projet: une application dédiée aux personnes diabétiques qui leur rappelle de prendre leur insuline grâce aux mouvements du bras pour les montres intelligentes ou du visage pour les téléphones intelligents.

La genèse de ce projet? Maria Zilic est elle-même diabétique. C’est en se confrontant à cette contrainte de médication qu’elle a eu l’idée d’investiguer et se rendre compte que les difficultés qu’elle rencontrait étaient communes à toutes les personnes atteintes du diabète. La graine était semée.

«Ce sont les petites choses qui font les grandes différences» – Maria Zilic

Passionnée de technologie, la lauréate est depuis toute petite guidée par des parents spécialisés en génie informatique qui l’ont toujours encouragée à apprendre et à se surpasser. Déterminée depuis longtemps à un jour développer sa propre application mobile, Maria Zilic a donc décidé de faire le grand saut en offrant une solution concrète qui peut améliorer son quotidien, mais aussi celui de centaines de milliers de personnes au Québec. Comme elle le dit justement: “ Ce sont les petites choses qui font les grandes différences”.

C’est à l’été 2018 que Maria décide de concrétiser son idée. Au début, l’application devait utiliser la reconnaissance faciale. C’est finalement grâce au mouvement que l’application alertera ses usagers. Consciente qu’il s’agit d’un réel besoin pour notre société, elle détermine toutes les étapes et les démarches et s’entoure de personnes compétentes pour le traitement des signaux notamment.

“Quand tu es vraiment intéressée et motivée, il y a des gens bienveillants prêts à t’aider” explique Maria “Même si on n’a pas des parents dans le domaine, si on a vraiment une passion, les professeurs.res s’en rendent compte et nous entourent”.

Car au départ, le projet de Pense-bête pour diabétiques était soumis au concours scientifique Expo Science, qui réunit des dizaines de milliers de jeunes de 6 à 20 ans partout au Québec, avant d’être sélectionné pour l’OCTAS 2019.

Et cette nomination est une grande joie pour la jeune développeuse qui voit un accomplissement personnel dans la réalisation de son projet et qui apprécie la reconnaissance des confrères et des consoeures des technologies de l’informations du Québec à son égard.

Maria désire lancer l’application sur le marché dans un futur qu’elle espère assez proche. Elle aimerait aussi poursuivre la recherche liée au diabète, maladie qui fait partie de sa vie, tout comme sa passion pour les technologies et le numérique.

*Sources: www.diabete.qc.ca

Maïté Belmir

Maïté Belmir

Diplômée de communication en France, Maïté cumule 10 années d’expérience réalisées en agence de publicité et entreprises de commerce de détail, avant de rejoindre le monde de la culture qu'elle affectionne particulièrement. Journaliste autodidacte, elle a animé une émission pour la radio RCV en France pendant plusieurs années et réalise des chroniques culturelles pour la webradio CHOQ.ca à Montréal. Elle produit et réalise un podcast dédié à la communication et au marketing intitulé "T'as raison ma Brenda" et écrit aussi pour le web.

2 Comments
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    Afras

    11 June 2019 at 17 h 24 min Reply

    Super article

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    Wegrzynowski

    11 June 2019 at 18 h 12 min Reply

    Bravo pour cette article et à Maria Zilic.

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