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PixMob: du SuperBowl à l’enrayement du Coronavirus

PixMob: du SuperBowl à l’enrayement du Coronavirus

Safewatch de Pixmob

Un échantillon des femmes en technologie chez PixMob

 

Pour les prochaines semaines, nous publions uniquement des articles sur l’impact du Coronavirus sur les femmes en technologie.

Maria Koneva est en charge des partenariats chez PixMob. Elle me raconte comment un des fleurons des entreprises technologiques montréalaises, qui possède près d’une centaine d’employé.es, a pivoté en à peine deux semaines.

PixMob évolue dans l’industrie de l’événementiel en créant des expériences grâce à des objets lumineux connectés. Leurs clients sont répartis un peu partout dans le monde. Fin janvier 2020, l’entreprise commence à avoir vent d’un virus particulièrement agressif, le Coronavirus. À ce stade, c’est une réalité qui paraît loin de chez nous et il n’y a pas vraiment lieux de s’inquiéter. Quelques événements sont annulés, mais rien d’anormal là-dedans. Un mois et demi après, impossible d’ignorer ce qui se passe. C’est définitivement sérieux. Un nombre anormalement élevé d’événement sont annulés et c’est tout autant de contrats en moins pour PixMob. La compagnie réalise l’ampleur des dégâts et ils se mettent au travail pour trouver un plan B.

Nous sommes mi-février, c’est-à-dire trois semaines avant l’annonce de confinement au Québec. Ils sont en avance et ils décident de mettre cet avantage à profit. Ils créent alors des mini-startups de 3 à 6 personnes qui ont pour mission de trouver un produit qui peut être produit rapidement, en se basant au maximum sur la technologie de existante de PixMob et surtout, qui viendra soutenir les efforts déployés partout dans le monde pour enrayer le virus. Le but de l’opération est de pouvoir tester plein de solutions ultra rapidement et d’écarter celles qui ne fonctionnent, pour retenir un produit final à commercialiser. La recette du succès à la Pixmob? «Ce sont des gens formidables et ultra brillants!» Maria raconte.

C’est finalement la solution SafeWatch qui est retenue. Il s’agit d’un bracelet connecté qui rappelle aux employé.es lorsqu’un lavage de main est nécessaire. Le bracelet s’allume en rouge quand il est temps de se laver les mains. Une fois à l’évier, une lumière jaune pulse pendant 20 secondes pour assurer un lavage de mains efficace. Le bracelet passe ensuite au vert afin de confirmer un bon lavage de mains.

Maria raconte qu’elle n’a jamais travaillé aussi fort de toute sa vie que durant ces quelques jours de battement. L’entreprise a réussi à faire une étude de marché, élaborer le marketing, créer une image de marque, faire de la recherche & développement, créer un projet pilote et tester le tout, en un temps record. Cela représente des mois et des mois de travail en temps normal. L’équipe a réussi l’exploit de le réaliser en deux semaines! SafeWatch est né le 16 mars, c’est-à-dire quatre jours après que les recommandations de confinement aient été données. La fabrication des bracelets a eu lieu en partie à Montréal, mais c’est en Chine que la majorité des produits ont été assemblés. Une chance que la Chine arrivait à la fin de sa propre quarantaine!

Une fois la pandémie finit, Pixmob souhaite que Safewatch reste un produit de leur portfolio. De toutes les façons, le vaccin ne sera pas mis en marché avant un an, voir un an et demi. Les mesures d’hygiènes vont rester en place pendant un bon bout de temps et le bracelet connecté sera utile. De plus, au-delà de la certitude pour les employeurs, que ses employés se lavent les mains, on réduit également l’anxiété des employés, explique Maria: «On peut regarder ses collègues et savoir que tout le monde fait sa part. On vient renforcer l’esprit de communauté. Nous sommes tous dans le même bateau et c’est collectivement qu’on va réussir à s’en sortir.»

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