`
 

Roberta Voulon: «J’aime résoudre des problèmes»

Roberta Voulon: «J’aime résoudre des problèmes»

Roberta Voulon.

Roberta Voulon. Crédit photo : Richard Littauer

Lorsque Roberta Voulon prend la décision de se lancer, en autodidacte, dans l’apprentissage d’un nouveau langage de développement informatique, elle se retrouve souvent isolée, sans collègue avec qui partager ses progrès ou difficultés. Elle se met à la recherche d’une communauté, des points de rassemblement pour développeur.e.s. En vain. Elle décide alors de les créer et fonde Les Pitonneux

Roberta Voulon parle quatre langues et a toujours eu des facilités avec les ordinateurs. Elle concilie les deux en travaillant en ingénierie de localisation: une spécialisation qui permet l’utilisation d’un logiciel dans différents pays, avec différents langages et des claviers particuliers. Ce qui l’attire: «j’aime résoudre les problèmes.»

Après plusieurs années et différents postes en France et à Montréal, elle ressent une frustration grandissante. Alors qu’elle aspire à rester en technologie, on la pousse vers l’organisationnel et son travail se transforme en cauchemar. Elle le quitte mais décide de rester en technologie, et apprend un nouveau langage de programmation. Elle réalise alors qu’il est difficile de trouver des pairs, de constituer un réseau, quand on est développeur.se. Elle décide d’y remédier et fonde Les Pitonneux: organisme à but non lucratif, incubateur de talents, qui aide les autodidactes en programmation. 

L’organisme anime des activités Code & Café offertes aux personnes qui souhaitent rencontrer d’autres développeurs.ses. Il propose des évènements «Show and tell» tous les mois pour permettre aux membres de présenter leurs projets. Il organise des ateliers étalés sur 8 semaines, appelés Lab8, qui donnent une boite à outil aux participants pour les aider à monter leur projet ou à participer au projet d’un autre.

La particularité de Les Pitonneux, est d’être ouvert à tous.tes, peu importe le langage étudié, le parcours professionnel, le niveau d’expérience. Si vous vous intéressez à la programmation, vous serez bienvenu.e. «La diversité, c’est ce qui fait le succès de Les Pitonneux», croit Roberta Voulon.

Et créer une entreprise à 40 ans passés, est-ce une difficulté? «L’âge est plutôt un avantage car on se connaît mieux. Le vécu aide à aider les autres. Sans mon vécu, je n’aurai jamais fait Les Pitonneux», explique-t-elle.

Son conseil pour celles.ceux qui démarrent:«Quand tu bâtis un réseau, demande-toi comment tu peux aider les autres. Si tu ne parles que de tes affaires, tu ne te rends pas compte si ton projet peut aider la communauté. Ne fais pas de discours pour présenter ton projet. Fais l’inverse. Va voir les gens, va voir comment tu peux les aider. Ça va être ça ton entreprise.»

Les Pitonneux comptent aujourd’hui près de 3 000 membres. Preuve que Roberta a su combler un manque.

Les Pitonneux
Organisme à but non lucratif, incubateur de talent, qui aide les autodidactes en programmation. Sa mission est de combler le fossé entre les compétences offertes et celles recherchées dans le marché du travail canadien, en s’ouvrant davantage à la diversité. Compte plus de 3 000 membres.

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.