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Financer son entreprise avec du capital de risque, bonne ou mauvaise idée?

Financer son entreprise avec du capital de risque, bonne ou mauvaise idée?

Financer son entreprise avec du capital de risque lorsqu’on est une femme.

Financer son entreprise avec du capital de risque, ce n’est pas une solution très répandue chez les entrepreneures. Selon l’organisme Female Funders, seulement 10% de tout l’argent investi en capital de risque en 2018 est allé à des entreprises fondées par des femmes.

Caroline Pelletier est vice-présidente (VP) sélection chez Anges Québec, un réseau d’investisseurs.ses privé qui financent des entreprises innovantes à fort potentiel. C’est une spécialiste du capital de risque. Elle nous prodigue ses conseils lorsqu’on envisage ce mode de financement.

Conseil 1: Personne n’a le gros bout du bâton

Les investisseur/es, certes donnent de l’argent aux entrepreneur.es mais ils/elles les accompagnent également. Ce sont généralement des femmes et hommes d’affaires qui ont eu une belle carrière et désirent maintenant se tourner vers d’autres entrepreneur/es. Ils/elles ont vécu ces mêmes enjeux. Ils/elles sont donc à même de leur faire part de leur expérience, leur expertise ou encore leur ouvrir leur carnets d’adresses.

Les investisseurs sont des partenaires qui sont là pour aider. L’entrepreneur/e choisit ses investisseurs, autant que l’investisseur choisit l’entreprise. Il faut que la relation soit gagnante pour tout le monde, sinon la raison même de la relation – faire grandir l’entreprise – sera un échec.

Conseil 2: Parlez-en autour de vous et questionnez-vous

Il faut en parler. Trouvez des personnes qui ont soit reçu du capital de risque, soit financé des entreprises. Demandez-leur de vous parler de leurs expériences. Le capital de risque n’est pas la seule façon de faire croître son entreprise. On peut aussi choisir de faire grandir son entreprise de façon organique. C’est donc intéressant de rencontrer des gens et d’en parler autour de soi: quelle expérience ont-ils/elles eu? Ça ressemble à quoi une relation avec un/e investisseur/e?

À la fin de la journée, demandez-vous ce qui vous correspond. Avoir des investisseur/es, crée une pression supplémentaire; ce sont de nouvelles personnes à qui rendre des comptes. Demandez-vous si c’est ce que vous voulez.

Conseil 3: Les grandes décisions se prennent ensemble

Avec des investisseur/es, l’entrepreneure n’est plus l’unique personne à prendre des décisions. Les grandes décisions se prennent ensemble. Un/e investisseur/e ne gèrera pas l’entreprise au quotidien, mais assurez-vous tout de même que vous avez la même vision pour l’entreprise.

N’oubliez pas que le capital permet d’amener l’entreprise plus loin, mais la contribution humaine également.

Conseil 4: Toutes les entreprises n’ont pas à être financées par du capital de risque

Les anges sont généralement les premiers investisseur/es après les membres de la famille, les ami/es et l’entrepreneur/e elle/lui-même. Certaines industries, comme celle technologique, demandent beaucoup de recherches & développement et donc un fort montant de capitaux. Cela devient donc quasiment une obligation de passer par du capital de risque. Pour d’autres entreprises, c’est un choix. Une entreprise de services, par exemple, pourrait habituellement se financer de façon plus traditionnelle.

-> Si vous vous posez des questions sur le capital de risque, n’hésitez pas à rejoindre Caroline Pelletier.

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Chloé Freslon

Chloé est une femme avec une mission, celle de faire de Montréal la ville à startups qui a trouvé des solutions concrètes pour combler l’écart de genres dans l’industrie de la technologie. Vous l’avez probablement vue sur des panels, lu son blog URelles, écouté le podcast URelles qu’elle produit, signé le Manifeste des femmes en technologie qu’elle a co-fondé ou entendu à Moteur de Recherche à ICI Première Radio-Canada. Elle est la fondatrice d’URelles.
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