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Concrètement le bootcamp de programmation du Wagon ça ressemble à quoi?

Concrètement le bootcamp de programmation du Wagon ça ressemble à quoi?

Axelle Zeller

Après avoir raconté comment j’ai changé de pays, de carrière et pourquoi j’ai suivi une formation de neuf semaines pour apprendre à programmer; je vous explique maintenant à quoi ça ressemble concrètement, le Wagon.

Le Wagon c’est un bootcamp intensif dont la finalité est d’apprendre à programmer. Neuf semaines pleines, de 8h30 à 18h, sans relâche. Le rythme impose une grande disponibilité ainsi qu’un véritable engagement.

Une journée type au Wagon
Pour les plus matinaux cela commence doucement par un café et pour ceux qui le sont un peu moins, ça commence immédiatement par la leçon du matin de 1h30. Puis, on entame une journée de défis en lien avec les nouvelles connaissances acquises.

La pédagogie du Wagon est basée sur la pratique associée à un buddy (binôme) qui change chaque jour pour expliquer et se faire expliquer. Les défis laissent chacun.e avancer à son rythme. L’important est de toujours progresser. Pour cela il y a, non seulement l’aide du buddy, mais aussi la possibilité d’«ouvrir des tickets» c’est-à-dire demander l’aide du professeur. Je vous avoue avoir quelques tickets à mon actif….

Chaque journée est différente de la précédente. Il y a les journées efficaces et celles qui le sont moins. La dernière heure de ce marathon est consacrée au live code: retour dans la salle de cours et exercices en direct pour une clôture efficace de l’apprentissage du jour.

De retour chez soi, on nous invite chaleureusement à nous vider la tête et à nous reposer mais pas avant d’avoir fait le test de connaissances.

Qui sont les élèves du Wagon?
Tous les profils, tous les âges et tous les niveaux confondus sont présents. Il y a 1000 et une raison de faire le bootcamp du Wagon. Chacun.e a un projet différent pour l’après-bootcamp: être développeur.se back-end, développeur.se front-end, développeur.se full-stack, lancer sa startup, devenir gestionnaire de produit, parfaire son cursus universitaire, se donner un nouveau défi, etc. Bref, il n’y a pas de profil type, donc tout le monde est la/le bienvenu/e!

Mon parcours en est témoin: issue du milieu de la santé, il s’agit d’une reconversion professionnelle. Ce bootcamp je l’ai suivi avec l’idée de devenir développeuse front-end et j’en suis ressortie confortée dans mes aspirations.

Le contenu de la formation
Après les installations de base sur nos ordinateurs, on entre immédiatement dans le vif du sujet. Nous voilà embarqué.es pour trois semaines à apprendre le back-end. Bonjour écran noir et lignes de codes!

À l’issu de ces trois semaines, pour la plupart d’entre nous, c’est la lumière au bout du corridor, puisqu’arrive la partie front-end. Mais le back-end n’est jamais très loin et il repointera le bout de son nez avant la fin de la formation.

Pendant les six premières semaines on apprend une leçon et on la met en pratique. Les trois dernières semaines sont quant à elles consacrées à la réalisation de projets en équipe. Ceux-ci sont soumis à un système de vote collectif: nous votons pour ceux qui nous intéressent le plus. C’est la concrétisation de toutes les connaissances acquises. On travaille sur un premier projet, puis un second. C’est ce dernier qui sera présenté lors du demo day. Une belle soirée de clôture où des actrices et acteurs de l’écosystème viennent voir le fruit de neuf semaines de travail.

Travailler mais pas que….
Le bootcamp du Wagon représente beaucoup de travail, on ne le dira jamais assez, mais ce sont aussi de beaux moments de détente qui renforcent l’esprit de groupe.

Notre toute première rencontre a lieu autour d’une visite guidée du Mile End, suivi d’un premier verre. Un premier, car il y en aura bien d’autres!

Des attentions, il y en a tout au long de la formation. Ainsi, c’est autour d’un petit-déjeuner que nous sommes accueilli.es le premier matin et chaque fin de semaine est ponctuée d’une soirée.

Pour le mental, il y a la précieuse heure avec Claudette, notre professeure de yoga. Pour le réseautage, les différentes conférences organisées par Le Wagon permettent de rencontrer des entrepreneurs.es inspirants.es -comme Alexis Smirnov co-fondateur et CTO de Dialogue – et de découvrir davantage l’écosystème.

Comment maximiser ses chances de réussir
Il faut absolument faire le travail préparatoire le plus sérieusement possible. Coder, coder et encore coder, tel est le secret. Je recommande aussi d’en parler autour de soi, de demander des conseils aux ancien.nes élèves et de s’immerger dans l’écosystème. Ces allié.es sont importants pour garder le cap!

Maximiser ses chances de réussite c’est aussi préparer l’après-Wagon, réfléchir au type de poste souhaité et se préparer à traverser une phase de «Maintenant je fais quoi?».

Une série d’ateliers est proposée sur des thèmes tels que la rédaction de son CV, les rencontres avec les employeurs, les ressources pour les élèves, etc.

En sortant du Wagon, on ne nous déroule pas le tapis rouge. La demande en main d’oeuvre est là, mais ça prend de la persévérance, régularité et rigueur pour décrocher la job souhaitée.

Quelques semaines se sont écoulées depuis la fin de ma formation. Des semaines nécessitant organisation afin de consolider mes acquis, poursuivre mon avancement et devenir autonome. Le bootcamp, c’était le premier grand pas vers ma reconversion professionnelle, et non la finalité. Rétrospectivement, c’était la partie la plus facile car nous étions accompagné.es. Désormais, c’est à moi de fixer le cadre. Pour cela, je planifie, je me fixe des objectifs, je pratique quotidiennement et je n’hésite pas à demander des conseils.

Ilustration: Baptiste Zeller

Axelle Zeller

Axelle Zeller

Lyonnaise d’origine, parisienne de cœur je vis désormais à Montréal avec ma famille dans le cadre d’un PVT.
Après des études et un exercice professionnel dans le paramédical j’ai souhaité m’orienter vers un tout autre domaine, celui de la tech répondant ainsi à diverses aspirations en terme de connaissances et de façon d’exercer ( free lance notamment!).
Arrivée à Montréal j’ai fait le bootcamp du wagon afin de me former au code et devenir développeuse front-end junior.
Entre reconversion professionnelle et expatriation j’ai réussi à remettre davantage au cœur de mon quotidien tout ce qui m’anime: le monde de la tech, explorer, découvrir, rencontrer, photographier, écrire et de lier tout cela ensemble.
Très attachée à mon pays natal je découvre néanmoins avec enthousiasme le Canada et tout ce qu’il offre de plus merveilleux entre immensité, paysages à couper le souffle, liberté, tolérance, ouverture d’esprit, art de vivre et finesse dans les relations humaines.
Vivre pleinement, ouvrir les yeux et l’esprit, suivre son propre chemin voilà ce qui me caractérise à l’instant T.
Axelle Zeller

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